La méthode de Gasquet : votre corps vous dira merci !

Elaborée par le Dr de Gasquet, spécialiste de la naissance en pré et en post-partum, cette approche est bien plus qu’un programme standard d’exercices. Tenant compte de votre morphologie et de vos facteurs de risques, elle permet à tout âge et pour tous les profils (femmes enceintes, jeunes mamans, sportifs, débutants, etc.) un travail de prévention et de renforcement des muscles.

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Préparer l’arrivée de bébé en douceur grâce à l’aquagym prénatale

Les médecins s’accordent pour affirmer qu’un minimum d’activité physique est nécessaire et bénéfique durant la grossesse. Bien évidemment, il ne s’agit pas là de pratiquer un sport à haut risque et de façon intensive. Parmi les sports recommandés par le corps médical, l’aquagym prénatale est plébiscitée par les mamans qui apprécient de se sentir légère comme une plume au contact de l’eau.

Adaptée à toutes les femmes enceintes sous réserve d’avis médical (un certificat médical est d’ailleurs obligatoire), l’aquagym prénatale se pratique à partir de 4 mois et demi de grossesse et jusqu’au terme. Les futures mamans vont profiter des bienfaits d’une eau chauffée à 33 degrés et exécuter différents mouvements sans risque pour le bébé ; ce qui va leur permettre de rester en forme jusqu’au jour J.

Chaque séance est encadrée par un coach certifié, possédant un Brevet d’Etat Educateur Sportif dans la catégorie Activité Aquatique ou par une sage-femme.  Les séances débutent par un échauffement et des étirements, s’ensuit de la musculation tout en douceur, des exercices de respiration et des simulations de poussée selon le stade de la grossesse. Enfin, les participantes profitent d’un moment de relaxation.

Les sessions qui durent environ 45 minutes sont prises en charge à 100% par la sécurité sociale dans la limite des tarifs de base de l’Assurance Maladie à condition que le cours soit assuré par une sage-femme ET que cela soit dans le cadre de vos séances de préparation à la naissance. Le seul coût restant à charge est le prix d’entrée à la piscine.

Cette pratique permet également aux futurs papas de créer des liens avec leur bébé puisqu’ils peuvent participer aux séances, tout en les préparant eux aussi à l’accouchement.

Quelles sont les bienfaits de l’aquagym prénatale ?

  • Atténuation des douleurs du dos
  • Meilleur maintien corporel
  • Amélioration de la circulation sanguine : moins d’œdèmes et de sensation de jambes lourdes
  • Tonicité musculaire, notamment du périnée
  • Amélioration de la respiration
  • Atténuation des douleurs ligamentaires du bassin

Bien que cette pratique ait pour objectif premier de préparer l’arrivée du bébé, elle n’en reste pas moins un véritable moment de détente pour la maman qui peut ainsi profiter de sa grossesse tout en se sentant bien dans son corps.

A noter qu’en règle générale, les séances se déroulent dans le petit bassin. Ainsi, même les futures mamans ne sachant pas nager peuvent pratiquer cette activité.

Merci à Monique Champion, sage-femme et présidente de l’Association Nationale France Maternité de nous avoir accordé de son temps pour répondre à nos questions.

Les différentes étapes de l’accouchement

Pour mieux vous préparer à l’accouchement, que nous vous savons nombreuses à appréhender, notamment lorsqu’il s’agit du premier, il est important d’avoir connaissance de son déroulement, étape par étape. Blandine Chartrin, sage-femme, nous aide à le décrypter :

1 La dilatation

La mise en travail est indispensable pour que la dilation se fasse. Vous allez avoir des contractions utérines douloureuses, rapprochées et régulières, dont la fréquence et la durée vont augmenter graduellement jusqu’à l’accouchement. En parallèle, la sage-femme va observer une modification du col de l’utérus. Celui-ci va se raccourcir, se centrer, se ramollir et s’ouvrir jusqu’à sa dilatation complète, soit 10 cm (« disparition » du col).

Pendant cette phase, le col s’ouvre progressivement pour laisser passage à la présentation fœtale (la tête dans la majorité des cas, ou le siège plus rarement). A ce moment là, la sage-femme a déjà un premier contact avec votre bébé. Les examens permettront de connaitre l’avancement plus ou moins rapide du travail et la manière dont votre bébé se présente : pour la tête, si elle est plus ou moins fléchie, son orientation s’il regarde le ciel ou le sol. Tout cela permet d’adapter la direction du travail, les positions et les mouvements. Le col se dilate en moyenne d’1 cm par heure de travail, tout dépend si c’est un premier, si vous êtes au début du travail ou à la fin etc…

La péridurale peut être posée durant cette phase, une fois que le travail est bien mis en place. Souvent, l’intensité des contractions est perçue avant de bénéficier de la péridurale. A partir de ce moment, le monitoring sera posé en continu, vous serez perfusée et vos constantes seront prises plus régulièrement. Certains établissements proposent une péridurale où il est possible d’être debout, la majorité permet de bouger largement tout en restant sur le lit d’accouchement, allongée sur le côté, assise en tailleur, à 4 pattes… Elle permet de ne plus ressentir la douleur des contractions mais de garder des sensations. Celles de la poussée sont importantes pour l’efficacité de votre effort lors de l’accouchement à proprement parler. Bien sûr, vous pouvez faire le choix de ne pas demander la péridurale. La gestion des contractions est tout à fait possible à l’aide des différentes méthodes vues durant la grossesse et grâce à l’aide et l’accompagnement de la sage-femme.

Si la rupture de la poche des eaux ne s’est pas faite spontanément lorsque le travail a commencé, la sage-femme vous proposera de la rompre lors d’un examen afin que la tête du bébé soit ensuite directement en contact avec le col et accélère sa dilatation.

Durant cette phase, la décision de césarienne peut être faite si le pronostic maternel ou foetal est mis en jeu. Cette décision reste un bénéfice et ne doit être en aucun cas vécue comme un échec, elle est pour votre bien et celui votre enfant. L’accompagnant peut être présent afin de pouvoir partager avec vous l’arrivée du bébé.

Mes astuces :

  • Mobilisation : plus vous serez active et mobile, mieux le travail se passera. Ne restez pas passive en attendant que ça se passe !
  • Respiration : pour une meilleure gestion des sensations causées par les contractions, adoptez une respiration lente et profonde.
  • Patience et écoute de son corps : surtout pour le premier, la phase de dilatation peut vous paraître longue. Le fait de rester alerte et à l’écoute de ce qui se passe vous permettra de ne pas « subir » le moment mais de le vivre pleinement.

 

2 Progression et arrivée de votre bébé

À dilatation complète, votre bébé va commencer à descendre dans votre bassin. C’est ce qu’on appelle l’engagement : il va s’adapter, tourner sa tête, afin de descendre progressivement.

Dans la mesure du possible, la sage-femme attend que votre bébé soit le plus bas possible dans votre bassin afin de diminuer la durée des efforts expulsifs, pour éviter que vous ne vous épuisiez. Au début du travail, vous avez commencé un marathon… Maintenant, vous arrivez dans la dernière ligne droite, où l’effort demandé va être intense afin de franchir le plus rapidement la ligne d’arrivée !

Vous allez vous installer pour pousser, dans la position que vous pouvez choisir avec la sage-femme. Les efforts de poussée seront dirigés par cette dernière, qui jugera de l’efficacité de la méthode et pourra donc vous orienter.

Le contrôle de l’avancement de votre bébé au niveau de votre périnée est important et la sage-femme vous demandera à un moment donné d’arrêter de pousser pour protéger celui-ci (sachez que de nos jours, l’épisiotomie n’est plus faite systématiquement !). Un médecin peut être appelé à partir d’un certain temps ou si la sortie du bébé doit être accélérée par un forceps ou une ventouse. Mais vous gardez le contrôle de votre accouchement, le médecin n’est là que pour guider votre bébé. Une nouvelle poussée est demandée pour dégager l’épaule puis vous tendrez les bras et accueillerez votre tout-petit !
Si vous avez déjà eu un bébé, cette seconde étape peut s’effectuer très rapidement, en 5 à 10 minutes.

Mes astuces :

  • Courage : gardez le cap, c’est bientôt terminé !
  • Souffle : telle une épreuve sportive, cette étape nécessite de gérer sa respiration et son souffle.
  • Savourez, appréciez, profitez de l’instant unique où vous allez prendre votre bébé dans vos bras pour la toute première fois.

 

3 La délivrance

Cette troisième et dernière étape débute après la sortie du bébé. Dans la demi-heure qui suit, les contractions vont reprendre, avec une intensité moins importante, afin de décoller le placenta de la paroi utérine. Ainsi, le placenta et les membranes qui formaient la poche des eaux sont expulsés à travers votre vagin.

La sage-femme examinera le placenta et les membranes afin de s’assurer que tout est bien sorti.

Votre présence en salle de naissances avec votre bébé est indispensable un certain temps, environ 2 heures, afin de surveiller principalement vos saignements et l’adaptation de votre enfant à la vie extra-utérine.

Ces différentes étapes vont rythmer les quelques heures qu’il vous reste avant de faire connaissance de ce petit être tant attendu… Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur et un peu de courage quand même !

 

Merci encore à Blandine Chartrin, pour son aide et le temps qu’elle nous accorde.