Noyade / noyade sèche : mieux vaut prévenir que guérir !

Toutes nos astuces pour que les baignades restent un plaisir !

Comment résister à une bonne baignade lorsqu’il fait chaud ? Le soleil nous ferait parfois oublier les règles élémentaires de sécurité. En effet, la noyade est, selon la Croix rouge française, la première cause de mortalité par accident chez les enfants. On le sait bien, une seconde d’inattention suffit.  Alors, que peut-on faire pour prévenir les risques de noyade ? Et si un accident survient, connaissez-vous les gestes qui sauvent ?

Quand on aborde le sujet de la noyade, on pense tout de suite à une étendue d’eau bleu turquoise, sous un soleil radieux. Mais pas que !

Lorsque l’on donne le bain

La baignoire serait à l’origine de 15% des noyades de bébés de moins de 1 an. Plus tard, vers 2/3 ans, même s’il tient parfaitement assis, votre bébé n’a pas conscience du danger. Il est donc impératif de ne jamais laisser votre enfant sans surveillance dans son bain, même si vous êtes équipés d’accessoires tels que les sièges, transats, ou anneaux de bain, ou plus tard d’un tapis antidérapant.
Prévoyez à portée de main tout ce dont vous aurez besoin, avant de mettre votre bébé dans sa baignoire : produits de soin, jouets éventuels, serviette. Vous serez ainsi détendu(e) et pleinement disponible pour ce moment de partage !

A proximité de plans d’eau et piscines

Depuis janvier 2004, il est obligatoire d’équiper toutes les piscines privées de plein air enterrées d’un dispositif de protection (barrière, volet roulant, bâche de protection, abri ou alarme).

Il est important de protéger si possible les accès à tous les points d’eau (bassin, marre, ruisseau, étang, piscine, etc.). Par exemple, si vous avez une piscine hors sol, pensez à retirer l’échelle qui permet d’y accéder après chaque baignade. S’il s’agit d’une mini piscine gonflable, videz-la en fin de journée (l’eau pourrait servir à arroser vos jolies fleurs ?) ou veillez à ce que votre tout-petit ne puisse s’en approcher sans votre surveillance.

Privilégiez plutôt des dispositifs qui constituent des obstacles physiques permanents, qui se révèlent plus efficaces que des dispositifs comme les alarmes dites « à détection d’immersion ». En effet,  ces dernières préviennent une fois l’enfant à l’eau, ce qui augmente le risque de noyade ou de noyade sèche.
Malgré toutes ces précautions, rien ne remplacera votre vigilance et votre surveillance parentale !
Il est important d’expliquer à votre enfant, avec des mots simples, les dangers de la baignade. Vous pourrez dès le plus jeune âge lui permettre de se familiariser avec l’eau grâce à des séances de bébés nageurs (à partir de 4 mois), puis lui apprendre petit à petit des mouvements lui permettant de maintenir la tête hors de l’eau, à mesure qu’il grandira.

Dès qu’il sera sur un lieu de baignade, vous l’habituerez à porter des brassards gonflables, à préférer aux bouées, qui peuvent se dégonfler brusquement. Choisissez de préférence des brassards normes CE, munies de valves anti-retour et de 2 chambres à air (diminuant les risques qu’ils se dégonflent complètement). Aussi, il existe des maillots de bain avec des flotteurs intégrés.
Enfin, pour limiter toute tentation, ne laissez pas de jouets flottants dans l’eau !

Zoom sur la noyade sèche

La noyade à retardement, appelée noyade sèche, est relativement rare mais représente un risque réel. Elle peut survenir plusieurs heures, voire plusieurs jours après la baignade, alors que les poumons ont été inondés par une petite quantité d’eau avalée au cours de la baignade, en buvant la tasse par exemple. Bien évidemment, rassurez-vous, boire la tasse fréquemment ne conduit pas, dans la majeure partie des cas, à ce type d’accident !

Les symptômes suivants doivent vous alerter sur la noyade sèche :

  • Toux,
  • Grandes difficultés à respirer,
  • Vomissements,
  • Fatigue très importante,
  • Teint grisâtre,
  • Changement de comportement (irritabilité),
  • Des bulles sortant de la bouche de l’enfant.

Au moindre doute, n’hésitez pas à contacter un médecin en urgence : si le risque est avéré, une noyade sèche peut être évitée si l’enfant est pris en charge à temps !

[Edit du 19/07/2017 : comme il est très bien expliqué dans cet article de La Presse +, il s’agit de ne pas paniquer dès que votre enfant boit la tasse ! Le récent décès d’un enfant de 4 ans aux Etats-Unis, annoncé comme dû à une noyade sèche par de nombreux médias internationaux, aurait en effet semé un vent de panique chez les parents. Nous vous invitons à lire cet article afin de prendre du recul sur ce phénomène.]

Que faire si un accident survient malgré tout ?

Dans un premier temps, il faut allonger le plus rapidement possible l’enfant sur le dos et vérifier s’il respire. Pour évaluer sa respiration, dégagez ses voies aériennes. Placez votre main sur son front et basculez légèrement sa tête vers l’arrière, avant de relever son menton. Vous pouvez maintenant vérifier sa respiration en plaçant votre joue près de sa bouche pendant 10 secondes. Si vous sentez un souffle, il y a respiration. Vous pouvez alors prévenir les secours et le mettre en position latérale de sécurité*. Continuez de surveiller la respiration jusqu’à l’arrivée des secours.

Que faire s’il ne respire pas ?

Si vous ne détectez aucune respiration, cela signifie que la pénétration d’eau dans les voies aériennes a provoqué un arrêt cardio-respiratoire. Prévenez les secours immédiatement et commencez un massage cardiaque avec bouche à bouche*. Le rythme est le suivant : 15 compressions thoraciques, puis 2 insufflations, 15 compressions, 2 insufflations et ainsi de suite…

Info*Info Cocoon : ces techniques sont expliquées dans notre article « Etouffement, intoxication, chute, brûlure… : les gestes qui sauvent »

Vous voici prêts pour aborder les vacances avec plaisir, tout en restant prudent !

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